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Jour 18, jeudi. Ah, ça c'était sûr. On ne pouvait pas passer éternellement à côté d'une catastrophe. Il a fallu que ça arrive un jour ou l'autre.

Maël : Ah ! Au feu ! Au secours ! Je brûle ! J'vais mourir !

Fonsine : Mais non, tu brûles pas. Attends, j'ai vu l'extincteur dans un coin. Bouge pas, je reviens !

Maël : Aaaaaah, mais ça chauffe !

Fonsine : Euh... Où est-ce que je l'ai vu déjà ? Tiens bon, je réfléchis... dans un placard de la cuisine ? Non, je crois pas...

Heureusement que l'incendie n'a pas eu lieu dans la maison parce que le temps que Fonsine trouve l'extincteur, on serait déjà tous morts.


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Maël : Eh, Tomy, pourquoi est-ce qu'on doit passer notre vie à pêcher et à jardiner ?

Tomy : Ca, c'est à cause d'Intell. Il a interdit les ravitaillements extérieurs, faut qu'on fasse tout en otarie... en otoracie... en... euh... tout seul, quoi !

Maël : Ah, donc on pêche et on jardine pour se nourir, c'est ça ? Mais pourquoi y a plus rien dans le jardin, alors ?

Tomy : C'est parce qu'on a suffisemment de réserve pour l'instant. De toute façon, on se tire de ce trou à rat dans trois jours.

Maël : Ah... alors pourquoi on continue de pêcher ?

Tomy : Mais t'arrêtes tes questions, ouais ?


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Ah nan mais c'est pas vrai, voilà que je fais cramer le p'tit dèj', moi, maintenant ! Comme si l'incendie n'avait pas suffi, une veine que la cuisinière n'ait pas pris feu. Bon, c'est pas grave, personne n'a rien vu, je vais mettre ça au frigo et je me carapate vite fait avant que...

Tomy : Parker, ça sent bizarre, c'est toi qui cuisine ?

Euh... oui... enfin non... enfin, ça dépend, pourquoi ?

Tomy : Ah bah c'est très bien parce que Maël et moi, on a faim !

Ah... euh... hum... ok... bah, vous allez goûter à une nouvelle recette qui me vient de ma grand-mère : les omelettes brûl... euh... braisées ! Oui, c'est ça... braisées...


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Finalement, mes omelettes braisées ne s'en sont pas si mal sorties. Tout le monde a mangé. Bon, y a bien eu quelques grognements par-ci par-là, mais j'étais plus là pour les entendre. Le soir, alors que tout le monde vaquait à ses occupations, j'ai surpris Tomy qui engueulait copieusement la pauvre Hanyo :

Tomy : Nan mais mince, Hanyo ! Ca se fait pas de casser la douche comme tu l'as fait !

Hanyo : Mais... je l'ai pas fait exprès. C'est le robinet, il m'est resté dans la main.

Tomy : C'est parce que tu l'as tourné comme une brute ! Maintenant, tu files réparer si tu veux pas que je le dise à Parker.

Pour une fois que c'est pas moi qui sermonne, c'est agréable !


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Jour 19, vendredi. Hanyo ? Euh... tu fais quoi, là ? Tu dors ?

Hanyo : Zzzzzmmmh ? Hein ? Oh, c'est toi... j'crois que j'm'suis endormie.

Tu sais qu'il y a des lits, pour ça, non ?

Hanyo : Nan, ils sont tous pris. Je leur ai dit, pourtant, que j'étais crevée, mais ils ont tous piqué les plumards pendant que j'avais le dos tourné ! Ah, qu'est-ce que j'en ai marre. Allez, encore deux jours à tenir et on se tire de cette baraque. Bon, tu m'excuses, j'ai du sommeil en retard.

Euh... bon bah, bonne nuit...


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Pendant qu'Hanyo rêve d'un lit bien douillet, Maël, lui, se rapproche de plus en plus de notre Ange.

Maël : Je t'assure, tu es mignonne comme tout. J'adore les mèches dans tes cheveux, ça te donne une mine éblouissante !

Ange : Oh, c'est vraiment gentil... tu es chou !

Oh ! Eh ! Stop ! On s'en est sortis pendant 19 jours sans une seule aventure romantique, alors n'allez pas tout gâcher maintenant ! Je tiens à ma réputation, moi !

Ange : Parker, t'es vraiment pas amusante. Il me faisait juste un compliment.

Oui bah je les connais, ces genres de compliments. Un compliment par-là, un compliment par-ci, et le reste dans le lit ! Allez ouste, filez vous coucher... et séparément, s'il vous plaît !


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Jour 20, samedi. Proche de la fin ! Bon, Intell, avant que tout le monde se quitte, je tiens à mettre les choses au point avec toi. Tu n'es pas sans connaître cette fichue rumeur qui circule depuis quelques jours, n'est-ce pas ?

Intell : Celle qui dit qu'on est ensemble ?

Ouais, celle-là. Il faudrait que tu leur dises qu'on est juste amis, et c'est tout.

Intell : Ben, pourquoi moi ?

Parce que moi, personne ne m'écoute ! Nan mais c'est vrai, quoi ! C'est quoi cette rumeur débile ? Alors tu y vas, et tu leur expliques qu'il n'y a absolument rien entre nous, compris ? Et comme ça, je pourrai peut-être quitter cette baraque de fous avec mon honneur intact. Franchement, comme si tu m'intéressais. C'qu'y faut pas entendre, parfois...

Intell : Bah moi, je te trouve mignonne et sympa...

Ok... je vais le faire moi-même, j'ai pas confiance...


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Intell : Donc, Parker m'a dit de te dire qu'on était copains, elle et moi.

Hanyo : Copains ? Mais copains comment ?

Intell : Bah copains comme copains, quoi... M'oblige pas à t'apporter un dico.

Hanyo : Ok, donc c'est ta copine, c'est ça ?

Intell : Bé oui, qu'est-ce que je viens de te dire !

Hanyo : Je l'savais ! Je l'savais ! Et en plus, il vient me l'avouer ! Je l'savais ! Ah, j'suis trop forte !